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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 20:53


Que c'était beau l'URSS !
Une union hétérogène d'états partageant une monnaie commune (le Rouble), dont la souveraineté était limitée, piloté par une bureaucratie opaque guidée par une idéologie dogmatique devenue une quasi-religion : le communisme.
Soutenu par son peuple, tout état qui a essayé d'instaurer une "larme" de démocratie a été réprimé dans le sang : 1956, révolution hongroise, 1968, Printemps de Prague.
En 1990, l'IRSS s'est disloquée !

Quelle coïncidence !
L'Union Européenne est un assemblage d'états hétérogènes partageant une monnaie commune (l'Euro), dont la souveraineté est limitée, piloté par une bureaucratie opaque guidée par une idéologie dogmatique devenue une quasi-religion : le néo-libéralisme.
Suivra-t-elle le même chemin ?

Ce qui s'est passé en Grèce démontre que les élections démocratiques sont inutiles, si le résultat déplaît aux technocrates de Bruxelles, non démocratiquement élus comme l'étaient les dirigeants de l'ex-URSS, la BCE, Mme Merkel, soutenue par les gouvernements néo-libéraux majoritaires dans l'UE, couperont les vivres.
Si, en Espagne, Podemos arrivait au pouvoir, Si, En France, la gauche radicale ou Marine Le Pen accédaient démocratiquement au pouvoir, tous seraient contraints de faire la politique de Sarkozy. Seule Marine ne se laisserait pas faire !
Par le passé, on a connue une Allemagne qui souhaitait créer une Europe à son image par les armes, aujourd'ui Merkel joue à façonner une Europe à sa botte, et elle gagne !
Les Grecs de Tsipras peuvent faire tout ce qu'ils peuvent, accepter toutes les concessions qu'ils veulent pour complaire à l'Eurogroupe au garde-à-vous devant Merkel, rien n'y fera. Ce que veut la Germanie c'est SE DEBARRASSER DU GOUVERNEMENT TSIPRAS pour prouver qu'il n'y a pas la place pour un gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Ils veulent faire un exemple pour remettre au pas l'Espagne, le Portugal. Et surtout faire planer une menace sur la France, seul pays capable de faire face aux prétentions exorbitantes des Allemands.

A côté de l'imbécilité de la demande de l'ouverture du travail du dimanche, l'oligarchie européenne exige une réforme des systèmes grec de retraites, alors pour la France, elle aussi très endettée, pourquoi ne demande-t-elle pas la supprression des régimes spéciaux, députés, EDF, SNCF, RATP ?

Le 14 juillet, Hollande s'est montré "satisfait" et "audacieux" pour son action, les chômeurs apprécieront !
Certes, il y a eu accord pour la Grèce, certes le " couple" franco-allemand " fondé sur l'intérêt de l'Europe", n'a pas éclaté.
Cependant la Grèce n'a-t-elle pas été humiliée par les conditions drastiques imposées par Merkel en contrepartie de l'assurance d'obtenir une nouvelle aide pour éviter l'asphyxie économique ?
"Ce sont des ordres, pas des réformes". François Hollande n'a tiré aucun enseignement de la crise grecque. Plus grave, l'enfumeur François Hollande utilise le double langage, pendant les négociations à Bruxelles, il s'oppose à Angela Merkel. Quand le spectacle est terminé, il rappelle que le couple franco-allemand n'a jamais été aussi uni !

Margaret Thatcher l'avait elle-même bien dit et répété dès les années 80 : «There is no alternative» (TINA).
Il n'existe pas d'alternative sérieuse au capitalisme mondialisé, au néolibéralisme et aux dures disciplines qu'il impose.
Alors Syriza, Podemos et FDG, ne rêvez pas !

Quant Hollande s'instaure "protecteur" de la Nation, on a le droit de sourire quand des explosifs sont dérobés dans un centre militaire, quand un attentat détruit des réserves de carburant, on peut avoir peur devant une telle insouciance.

Le paralèlle entre l'ex URSS et l'Union européenne néo-libérale est troublant, à quand la mort de l'Europe actuelle ?

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 15:46


en 2009, l'état de Californie, 8e puissance économique mondiale, s'est retrouvé en cessation de paiement, avec un déficit de 26 milliards de dollars, fermeture des bureaux de services publics trois jours par mois, fonctionnaires avec un salaire diminué, écoles en faillite, professeurs licenciés, classes de vacances annulées, réductions de prestations sociales aux handicapés, baisse du budget des prisons et suppression de l'assurance médicale d'un million d'enfants.
Le gouverneur, Arnold Schwarzenegger, avait appelé les californiens à s'exprimer sur 6 questions relatives à une politique budgétaire et fiscale drastique. Sur les 7 questions posées par le référendum, les californiens en ont rejetées 6 avec une majorité allant de 60 à 65%. Seule la réduction des salaires des élus a été approuvée à 72%.
Est-ce que l'état fédéral a proposé de sortir la Californie de l'espace dollar ?
Pas du tout, la solidarité a joué son rôle.

Alexis Tsipras, qui n'est au pouvoir que depuis 6 mois, doit assumer le bilan catastrophique laissé par le socialiste Papandréou mais aussi celui laissé par la droite qui a tout fait pour préserver les intérêts des privilégiés
Il a proposé des réformes dont certaines n'étaient pas dans le programme qui l'a porté au pouvoir, mais qui étaient demandées par la troïka, en particulier par le FMI.
Mais pour Mme Merkel et ses alliés sociaux-démocrates, Siryza est un abcès dans "son" Europe qu'il faut éliminer à tout prix, alors Grèce exit de mon europe aux ordres. La solidarité entre états passe après la défense du pouvoir d'achat de ses nombreux retraités.

A l'origine, l'europe était une excellente idée, la première erreur a été d'instaurer une monaie unique entre des états à la fiscalité hétérogènes, aux droits sociaux hétéroclites.
JC Juncker, 1er donneur de leçon, a fait du Luxembourg un paradis fiscal illégal où les privilégiés grecs cachent leur magot, Merkel, autre donneuse de leçon, autorise certains salariés à travailler pour 1 € de l'heure.

La Grèce a subi un siège héroïque, la sortie exigée par Merkel ne l'est pas ; la démocratie doit se plier, le pays est humilié, assiégé, les vivres sont coupés, il faut déposer les armes: l'austérité ou rien.

Le référendum était la seule arme dont disposait Alexis Tsipras pour s'opposer à la tentative de coup d'Etat en cours, une arme de dernier recours pour empêcher le renversement de son gouvernement et le retour aux affaires des mêmes, des personnalités, des mêmes partis corrompus ayant mis l'économie et la société grecques en coupe réglée au cours des quarante dernières années.

Dans l'Union d'aujourd'ui, les peuples sont absents, on l'a vu avec le traité de Lisbonne, revival de celui de 2005, puis avec le traité "Merkozy", ratifié en douce par Hollande, la finance gère l'europe par l'intermédiaire de gens non élus.
Au fait où est Hollande, lui si prompt à occuper les médias pour un oui ou pour un nom ?

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Published by JC Le Garrec - dans Grèce Merkel Tsipras oligarchie
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 16:11


On est passé près de la catastrophe, hier mardi, un astéroïde capable de détruire une ville a frôlé la Terre à 400 000 km de distance, soit un peu plus que la distance Terre-Lune.
Mais pour les libéraux et la droite la catastrophe a eu lieu dimanche en Grèce avec le non du peuple grec, et cela malgrè la propagande alarmiste des néo-libéraux, outils de la finance : queue devant les distributeurs, retraité en larmes.
Comme je l'ai déjà écrit, l'appel à voter "OUI" caractérise un homme de droite, même s'il va manger une merguès avec les communistes, parce que son réfrigérateur est vide.

Si l'aile gauche du PS s'est montrée solidaire de Tsipras, d'autres ont fait preuve de leur imbécilité.
Macron a démontré que les études de philosophie n'ouvraient pas l'esprit, "Le Front national est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême droite.".
Ce petit con n'a rien compris à la démocratie en déclarant dans "Le 1" d'aujourd'hui : ! "La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là !"
http://le1hebdo.fr/numero/64/j-ai-rencontr-paul-ricoeur-qui-m-a-rduqu-sur-le-plan-philosophique-1067.html
Moins imbécile, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, écrit : "Moi je vais vous dire une chose, si j'avais été Grec, j'aurais voté Syriza. Parce que quand on voit la purge qui leur a été imposée, lorsqu'on voit les difficultés qu'ont pu connaitre leurs services publics, lorsque l'on voit la misère qui a été celle d'un certain nombre de Grecs ... qu'il puisse y avoir à un moment donné cette idée de dire à l'Europe qu'elle ne peut pas être simplement l'Europe de la règle et de la sanction, c'est quelque chose qui me parait important."

Mais où est passé l'argent ?
Demandez à Nana Mouscouri ?
Après les gouvernements socialiste de Papandréou puis celui de la droite, les spécialistes du Fonds monétaire international (FMI) estiment la dette grecque à plus de 315 milliards d'euros. Où est passé cet argent quand le peuple, de son côté, a subi une réduction des salaires des fonctionnaires, la baisse des retraites, la privatisation des services publics ?


De quoi conforter Alexis Tsipras, porté par son peuple, qui ne cesse de réclamer à ses partenaires une remise de dette, comme l'allemagne l'a obtenue en 1953 pour sa dette de guerre.

Les grecs ont affirmé la légitimité du peuple face aux dirigeants qui ne défendent plus l’intérêt général, mais celui d’un ordre injuste.
Tsipras projetait d'augmenter les impôts des plus riches, armateurs ou religieux, idée fermement rejetée par Bruxelles, qui préfère l'augmentation de la TVa, des privatisations, la baisse des retraites

Quelle est belle la troïka néo-libérale ! des gens qui ne sont pas élus démocratiquement !
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, fut en revanche celui qui, pendant deux décennies à la tête du Luxembourg, organisa son pays comme un paradis fiscal au cœur de l'Union européenne, faisant barrage à toutes les tentatives d'harmonisation pour attirer les banques et l'épargne des Européens voisins à l'intérieur du Grand Duché.
Junker a favorisé l'évasion fiscale, l'un des maux principaux dont souffre la Grèce. Elle y aurait atteint 12 à 15% du PIB, soit 40 à 45 milliards d'euros!

Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, et ex-avocate d'affaires, se permet d'enjoindre les dirigeants grecs à se comporter en "adultes" alors qu'elle-même ne paye pas d'impôt.

Avant son accession à la tête de la Banque Centrale Européenne, en 2011 et outre ses années passées à la banque Mondiale, entre 2002 et 2005 Mario Gradhi travaillait à la banque d'affaires Goldman Sachs comme vice-président international chargé de l'Europe. C’est cette banque américaine qui conseilla la Grèce avant son entrée dans l'euro en 2000, a-t-il été étranger au maquillage des comptes du pays ?

L'intrangigeante Mme Merkel a-t-elle oublié que l'Allemagne n'a pu se redresser, en des temps obscurs, que parce que sa dette a été annulée.

Je ne suis pas royaliste comme Macron (ou Micron, ça lui convient mieux !), aujourd'hui, je suis Grec, comme, en 2005, tous les Européens étaient français, néerlandais, irlandais, les trois peuples qui avaient rejeté le traité de constitution que les dirigeants néo-libéraux leur proposaient, et qu'ils leur ont finalement imposé par la bande.
Quant à la dette, il ne faut pas s'en obséder, comme le rappelait Thomas Piketty. Et commencer à en faire l'audit sérieux, pour séparer celle qui a un sens et celle qui relève de la spéculation illégitime.

Dès son élection, François Hollande s'est mis un boulet à la patte, lui qui voulait affrronter la finance et renégocier le traité Merkozy, il a tourné sa veste et précipité sa chute.
En Grèce, berceau de la démocratie, à nouveau, le drapeau de la raison et de la liberté se relève. Puissent cet espoir et ce courage irriguer la France et l’Europe et mettre un terme à l'austérité,source de chômage et de misère.

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Published by JC Le Garrec - dans Tsipras austérité TroÏka
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 10:21


Les Grecs ne doivent pas céder ! Dans un pays souverain, une démocratie, n'est-il pas très logique que ce soit le peuple grec qui décide de ce qu'il est prêt à accepter ?
Si la France a peur de donner la parole au peuple depuis l'échec de 2005 (55% de non au référendum sur le traité européen, une claque pour Hollande !), le26 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a donné au monde une leçon de démocratie en annonçant la tenue d'un référendum portant sur l'acceptation ou non, par le gouvernement grec, de l'offre finale très peu satisfaisante de ses créanciers.
Décidés à torpiller un gouvernement de gauche anti-austérité, les créanciers ayant manifestement l'intention de piller ce qui reste de l'économie grecque, Tsipras ne pouvait que difficilement accepter leurs conditions. Ecraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules qui ont pillé le pays depuis des décennies.

Si Hollande et Sapin jouent aux faux-culs, attitude dans laquelle ils excellent, il est évident que la dette pour une grande part illégitime ne sera jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs), DSK l'a compris.
Au 1er trimestre 2015, la France d'Hollande a alourdi sa dette de 51,6 milliards d'euros, un record !

Depuis l'élection de Tsipras, en janvier, la stratégie de la Troïka, composée par le FMI, la Banque centrale et la Commission européenne, est de resserrer un noeud coulant autour du nouveau gouvernement. A chaque fois que celui-ci fait un pas, ce n'est jamais assez et on met en avant de nouvelles exigences.

On voit en France les résultats de la politique imposée par la banque centrale européenne, la commission, le FMI : chômage de masse, bloquage des salaires des fonctionnaires et des retraites, augmentation de la dette,.....
Après les 5 années d'austérité imposées par les gouvernements précédents, social-démocrate et de droite libérale, soumis au diktats de Bruxelles, la situation du peuple grec est pire, la population est mise en danger. Comment vivre avec moins de 300 euros par mois, niveau des pensions souhaité par Merkel, Juncker et Lagarde ?
En Grèce, le taux de pauvreté est de 26%, un jeune sur deux est au chômage.

En janvier 2012, Hollande rêvé en s'instaurant "adversaire de la finance", il en rêvait (ou nous mentait), Alexis Tsipras l'a fait soutenu par son peuple humilié par tant de sacrifices imposés.
Quelle est la vision de l'Europe à laquelle aspirent tous les peuples, ou y aspiraient avant de s'en détourner : est-ce un libre marché où les multinationales et les banques règnent en maîtres absolus, ou un espace politique, démocratique et social, un modèle social et écologique souhaité pour eux-mêmes, leurs enfants et leurs petits enfants ?

Contrairement à tous ses engagements de départ, notre propre gouvernement a accepté les diktats des Traités. Il s'aligne sur Angela Merkel pour demander à Alexis Tsipras de céder.
Avec le référendum, Tsipras a fait un coup pour obliger la troïka a reprendre les négociations. Il devrait s'assurer les conseils du "dieu" de l'économie : DSK, l'anti-Hollande !

Voici un extrait du discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras :
"La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques."

Nous devons tous être grecs !

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Published by JC Le Garrec - dans Tsipras austérité troïka
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