Ce matin, Manuel Valls était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC. Il est revenu sur la lourde défaite du PS aux élections départementales.
Premier point suréaliste : Lorsque Jean-Jacques Bourdin l'interroge sur les critiques de sa propre famille politique, sur ces socialistes qui, après l'annonce des résultats du second tour des départementales, ciblent sa responsabilité,Valls, en expliquant à quel point il serait merveilleux que son camp s'unisse et que la droite cesse ses attaques, parle de… la "menace terroriste" !!
Le terrorisme, n'est-il pas à son poste pour protéger la population ? Qu'il fasse son boulot ?
Venons-en à la claque du PS aux élections départementales.
"Chacun a sa part de responsabilité. J'assume la mienne".
S'il assumait pleinement sa responsabilité, il devrait proposer sa démission comme cela se fait dans toute démocratie, son engagement a conduit à l'échec qu'on connaît, mais Valls n'a aucun courage politique.
" La gauche était tellement dispersée au premier tour qu'elle ne pouvait rien faire au second. On aurait pu garder plus de départements en étant unis.
Peut-être, mais le rassemblement ne se décrète pas pour un événement ponctuel, quand on sait, que depuis bientôt 3 ans, avec quel mépris il a considéré l'aile gauche de son parti, le PCF et J-L Mélenchon.
Là encore, Valls et Hollande sont responsables d'une débacle sans commune mesure au cours de la VIe république.
"Beaucoup de Français attendent des résultats en matière d'emploi et de pouvoir d'achat. Il y a de l'indignation, de la colère face aux inégalités, aux injustices profondes de la société."
Quelle analyse pertinente ! Mais qui a créé ces inégalités depuis bientôt 3 ans, chômage, perte du pouvoir d'achat,.... !
Le comble est que Manuel Valls ne veut pas stopper les réformes, à l'origine des inégalités qui se creusent.
Bien au contraire !
Pendand des décennies le PS a été le gardien du code du travail, de la défense des droits des travailleurs, et cette période est révolue.
A la demande du patronat, le gouvernement a déjà commencé à agir, par petites touches, par exemple par la réforme de la justice prud'homale, incluse dans la loi Macron.
En lisant Le Point, je découvre la poursuite de la convergence des exigences du MEDEF avec les intentions de l'exécutif.
Sur sa petite planète, à l'abri du besoin, le philosophe Emmanuel Macron déclare : "Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d'accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations. C'est déjà possible depuis la loi de juillet 2013, mais sur un mode défensif, pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre ce dispositif à toutes les entreprises, à la condition explicite qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés ?"
Jamais un gouvernement n'a autant fait regresser le code du travail. Que les ouvriers s'en souviennent lors des prochaines élections !
Autre chose pour terminer.
La loi Touraine est étudiée à l'assemblée, si la généralisation du tiers-payant est une avancée heureuse, l'instauration du paquet de cigarettes neutre me paraît être absurde puisque cela ne se pratique pas chez nos voisins.
Par contre, sous la pression du lobby alcoolier, un amendement a été déposé pour éviter la mention "l'alcool nuit à la santé" et adoucir les règles d'accès à la publicité.
Tout le monde sait que l'abus d'alcool est à l'origine de maladies graves, d'accidents de la route, de violences conjugales,..... aussi je propose des étiquettes neutres pour le Bordeaux, le Bourgogne ou le Champagne, une étiquette blanche arborant la photo d'un foie malade ou celle d'une voiture pulvérisée.
Bonne idée n'est-ce pas ?