Faisons le point.
Il y a quelques jours, Paris officialisait sa candidature à l'organisation des JO de 2024 (avec Alessandra Sublet qui demandait à Guy Lux de la rejoindre sur scène !), Paris une ville martyrisée c'est ce que le monde entier a pu constater avec les images des voyous chauffeurs de taxi, des policiers blessés, 70 voitures dégradées avec des barres de fer, des personnes blessées par des jets de pierres.
Aux Etats-Unis, lorsque les diligences ont disparu sur les grands axes de circulation, supplantées par le chemin de fer, les cochers ont bloqué les voies, démonté les rails. Voilà ce qui aurait pu se passer pour empêcher que le progrès fasse son chemin.
A Lyon, au milieu du XIXe siècle, les canuts brisent les nouvelles machines à tisser, à l'image de celle inventée par Jacquard, car ces machines les concurrencent et les privent de leur gagne-pain, une révolte contre la révolution industrielle qui dégrade profondément les conditions de vie de ces ouvriers.
Aujourd'hui, la révolution numérique est en marche, des objets connectés envahissent notre univers, les "big data", collections de volumineuses données numériques, nous obligent à de nouvelles manières de voir et d'analyser le monde, c'est ce qu'a compris UberPop.
Notre gouvernement et les élus se caractérisent par des compétences du XIXe siècle pour défendre un lobby du XXe siècle, les taxis, qui se sentent agressés par des "sans-dents" du XXIe siècle qui cherchent à sortir de la précarité.
le gouvernement est, sur ce sujet, techniquement et politiquement dépassé par les événements. La loi Thévenou de 2014 (celui qui ne payait pas ses impôts) a légalisé les VTC, on aurait pu élargir le débat car UberPop était dééjà en plein développement.
Nos dirigeants, si prompts à traîner devant les tribunaux les ouvriers qui brûlent des pneus ou sacagent le bureau d'une sous-préfecture, les écolos qui se battent pour notre qualité de vie, font dans le cas des taxis preuve de clémence, d'une clémence de froussard. Ils condamnent les chauffeurs de taxis, mais les pardonnent aussitôt et leur donnent raison après quelques heures de sauvagerie, de vandalisme et d'agressions violentes.
Ils acceptent la violence comme un mode de contestation et cèdent à la pression et à la peur.
UberPop se range dans l'économie du partage et crée des emplois, preuve de la vitalité de l'entreprise : son chiffre d'affaires double tous les six mois !
Et dans une société qui compte plus de 6 millions de chômeurs ne rend-elle pas un service social ?
Certes la protestation des chauffeurs de taxis se comprend; Catégorie protégée par un numérus-closus, ils ont dû s'acquitter de sommes importantes pour faire l'acquisition de leur plaque, et la loi Macron aurait dû régler ce problème comme elle l'a fait pour d'autres professions. N'est-ce pas l'état qui délivre les licences ?
Lorsqu'Hollande déclare qu'il "y a des violences qui sont inacceptables dans une démocratie, inacceptables dans un pays comme la France", il a raison et les auteurs de ces violences doivent être punis.
Mais quand il poursuit : "UberPOP doit être dissous et déclaré illégal", c'est une plaisanterie, rien ne peut être fait dans ce sens sane une décision de justice.
Le temps judiciaire travaille pour Uber qui cherche à temporiser jusqu'à l'adoption d'une règle européenne qui lui ouvrirait définitivement les portes des marchés français, allemand et espagnol...
Les taxis expliquent qu'ils achètent leur licence jusqu’à 200 000 euros aux revendeurs, alors que l'état les délivre gratuitement.Cherchez le problème !
La presse a subi la révolution de l'arrivée de Google, Facebook, twitter,.... et a dû s'adapter.
Dans le cas qui nous concerne, l'avenir est à l'amélioration de l'offre, pas au saccage des concurrents, ni au mépris du client.
L'avenir est dans l'abrogation des mesures de la loi Thévenoud qui entravent l'amélioration du service par les VTC et la reconnaissance des services entre particuliers du type UberPop.