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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:48

En 1996, les socialistes se sont indigné de la brutalité avec laquelle la police a procédé à l'évacuation à coups de hache et de grenades des sans-papiers réfugiés en l'église Saint-Bernard, à Paris.
En 1986, les socialistes s'étaient déjà indigné de la mort de Malik Oussekine, matraqué et battu à mort par les "voltigeurs" de Pasqua, des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l'un conduit, l'autre est armé d’une matraque.
Ces 2 faits ont signé la défaite d'une droite aussi dure que sourde.
Aujourd'hui, où sont Ces socialistes ?
En 1986, le président François Mitterrand s'était aussitôt rendu chez les parents de Malik Oussekine, ce jeune homme de 22 ans qui avait succombé sous les coups d'une «brigade de voltigeurs», lors d'une manifestation étudiante. Alain Devaquet, ministre de l'université, démissionnait le lendemain. Jacques Chirac retirait le projet de loi contesté le surlendemain.
Que font les socialistes aujourd'hui au pouvoir ?

Alors qu'Hollande, Valls et quelques ministres ont réagi immédiatement après l'annonce de la mort du PDG de Total, il aura fallu attendre plus de deux jours pour que le pouvoir s'exprime sur la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, lors d'affrontements avec la police sur le site du futur barrage de Sivens, plus de 48 heures après, tout le monde n'est pas Mitterrand !
Les médias ont relaté un climat de violences, la présence de casseurs-activistes, de groupes anarchistes, or Rémi Fraisse militait dans une petite association locale de protection de la biodiversité.
Biodiversité, un écolo, alors pourquoi Ségolène Royal, ministre de l'écologie est-elle encore silencieuse ?
Pas une parole, pas une apparition, pas même un communiqué depuis la mort du jeune homme ! Envisage-t-elle de démissionner pour avoir laissé pourrir ce conflit et progresser le chantier d'un barrage que ses propres inspecteurs jugent inutile ?

Rémy avait été assassiné depuis plus de 36 heures quand François Hollande, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, politiques de gauche et de droite, industriels, 1 500 personnes, "l'élite» du pays face aux caméras assistait aux obsèques de Christophe de Margerie, ex-patron de Total. Les "Sans-dents" nintéresse pas ce pouvoir pourri !

Tout ce qu'a dit le père fouettard-sécuritaire de matignon se résume à ceci : «Les forces de l'ordre ont fait face à une violence extrême», ce qui n'apparaît pas dans les nombreux témoignages.
On a pu aussi entendre ce genre de connerie : «Mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement stupide et bête.» [Thierry Carcenac, président du conseil général du Tarn et sénateur socialiste]


Rien sur les provocations des gardes mobiles à l'encontre des jeunes écolos, molestations, tirs de flashballs et de lacrymos, "une ambiance, une logique de guérilla, depuis des semaines.», d'après François Simon, conseiller régional écologiste.
Rien sur une vidéo (BFM TV) montrant un gendarme du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie jeter une grenade dans une caravane abritant quatre occupants de la zone du Testet !
Manuel Valls a soutenu l'insoutenable, c'est-à-dire une possible violence policière responsable de la mort d'un manifestant.
Il a fallu attendre lundi soir, pour que Bernard Cazeneuve, qui refuse de démissionner, déplore des «violences inacceptables» commises «depuis le début du mois de septembre, en marge des mobilisations pacifiques dans le Tarn» et les «débordements de Nantes».

La bataille contre le barage de Sivens n'est pas nouvelle, depuis des mois les sites écologiques parlaient de la lutte contre ce projet stupide destructeur d'une zone humide. Ce projet a même été contesté par un rapport d'inspecteurs du ministère de l'écologie.
Les violences policières sont démontrées par des témoignages et par des vidéos, l'état socialiste n'aime pas qu'on mette des bâtons dans ses roues, d'après lui, aéroport de Nantes, ferme des 1000 vaches, tunnel Lyon-Turin, barrage de Sivens,.... les écolos qui manifestent ne sont que des anarchistes qui ne méritent que des grenades létales.
Quand la police utilise des armes capables de tuer (explosif TNT), il ne s'agit pas d'une "bavure" mais d'un assassinat, je le rappelle Rémy était un pacifique membre d'une association écologique.

Pour ceux qui ne savaient pas:

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:08

Ont-ils tous lu le roman de Stephen King "ça" ? Les clowns terrifiants ont fait irruption dans le quinquénat, faisant peur aux quatre coins de l'hexagone; "appeler le 17 !" conseille la police, mais Monsieur, les vrais clowns ne sont-ils pas à l'assemblée ou au sénat !

Les lois de finances du budget 2015 divisent les Français en deux catégories :
1) les classes moyennes qui paient toujours plus et bénéficient de toujours moins, les "vaches-à-lait" de la folle course hollandomaniaque à la réduction de la dette,
2) les personnes victimes d'un système social libéral moribond qui les condamne soit au chômage soit à l'assistanat.
- Alors que moins d'un chômeur sur deux est indemnisé, le gouvernement stigmatise ceux qui ont perdu leur emploi, contrôle renforcé, réforme du mode d'indemnisation à la baisse, radiations,... ils sont désignés comme responsables du déficit de l'UNEDIC,
- pour ce qui est de l'assistanat, j'adhère à la position de Xavier Bertrand : «Ceux qui pensent s'en sortir sans travailler, ce ne sont pas mes amis». En finir avec l'assistanat et les «statuts qui enferment »comme le RSA socle«.
J'ai encore entendu parler d'une mère isolée, 5 enfants de pères différents qui ne sont pas faits par l'opération du saint-esprit, 1 400 euros avec les diverses allocations, non imposables, 5 enfants à l'avenir incertain.
Voilà où vont nos impôts !

Devant faire face à ses échecs, en particulier sur le chômage (un échec soulignés par Rexamen, et il a amplement raison !), devant faire face à une impopularité flamboyante, le gouvernement divise les Français afin de tenter de conserver un semblant de majorité, il réalise des bricolages faussement appelés "réformes", il détruit le modèle social français pour faire les poches des classes moyennes.

1) Alors que tous les foyers devraient être assujettis à l'impôt sur le revenu en fonction de son montant, revenu du travail ou allocations diverses, faible somme pour les ménages modestes, le gouvernement allège de l’impôt sur le revenu des contribuables les plus modestes en supprimant la première tranche.
Une réforme "électoraliste" qui ne sauvera pas le gouvernement de la débacle.
Qui va combler ce manque à gagner pour l'état dont les caisses sont vides ?
Les classes moyennes évidemment !

2) Le modèle social français esquissé par le Conseil National de la Résistance est mis à mal par la mise sous conditions de ressources des allocations familiales.
On n'aurait pu ne pas toucher à l'universalité du système en intégrant les allocations familiales dans l'impôt, ce qui aurait rapporté autant que le montant des économies envisagées.
Le montant des allocations familiales, sera divisé par deux à partir de 6 000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, pour une famille de 4 personnes 6 000 euros de revenu mensuel ne place pas ce ménage dans la catégorie "aisée"; surtout que ce type de foyer a déjà supporté la diminution du quotient familial une fois avec Jospin et deux fois sous Hollande.
Le socialisme n'aime pas la famille !

3) ces salauds de retraités.
Il faut faire les poches des retraités, 460 000 retraités verront le taux de la CSG passer du taux réduit (3,8%) au taux plein. (6,6%). Pour un retraité gagnant 2000 euros par mois, la hausse du taux de CSG représentera un surplus de taxes de 672 euros par an.
Classe moyenne, vache-à-lait, et je sais de quoi je parle, nous qui avons un fils en fac à amiens sans aides de l'état.

4) Le contrat unique de travail.
Valls y pense, logique puisque c'est une idée de droite : "L'idée du contrat unique a été avancée et analysée depuis longtemps. Il s'agit de casser le marché à deux vitesses que nous connaissons aujourd'hui." [Manuel Valls]
Le contrat abolissant la distinction CDI/CDD a été proposé notamment par l'économiste libéral Jean Tirole, couronné cette année du prix Nobel d'Economie.
Pour l'économiste du Figaro, un journal classé à droite, Charles Wyplosz, "la prise de position récente du Premier ministre en faveur d'un contrat unique pourrait être une véritable avancée dans la lutte contre le chômage."
Comme si c'était le contrat de travail qui créait l'emploi !
Sarkozy le proposait en 2007, Xavier Bertrand le reprend à son compte : "Le contrat unique permet d'éviter des millions de salariés pour ainsi dire de seconde zone vis-à-vis des banques. Quand vous êtes en CDD, pour vous loger, pour avoir la confiance d'un propriétaire, d'un banquier pour acheter une maison ou même acheter une voiture, bon courage !"
Selon Jean Tirole : "Depuis 30 ans, 40 ans, il y a du chômage, et on propose des CDD aux jeunes dans leur très grande majorité parce que les entreprises ont trop peur de donner des CDI. On a donc une situation complètement absurde qui est qu'à force de trop protéger les salariés, on le protège plus du tout".
Alor supprimons le CDD, évitons une régression sociale !
Le contrat de travail unique remplacerait tout à la fois le CDD et le CDI. Il serait à durée indéterminée mais il serait moins protecteur que le CDI. Les licenciements seraient plus faciles.
Licenciement plus facile, quel bonheur pour le patronat : "Martin, rentrez chez vous !".

A Saint-Quentin, Xavier Bertrand n'est pas le seul à se prononcer pour le contrat unique, pour le salarié jetable, l'iconoclaste Emmanuel Mousset approuve aussi cette évolution vers un salarié sans garantie : "l'économie a besoin d'une plus grande fluidité de l'emploi."
C'est fort de café quand on sait que cet homme bénéficie d'un emploi de fonctionnaire à vie avec pas mal de temps libre !
Etre "réformiste", "pragmatique", consisterait à casser le statut des fonctionnaires pour le remplacer par le contrat unique qu'il appelle de ses voeux !

Des bruits circulent disant qu'il pourrait être candidat aux élections départementales à Saint-Quentin Nord (mon canton), j'espère qu'il prendra la "branlée" qu'il mérite !

Pour répondre à ma question, la dissolution ne changerait pas grand chose, enfin votée par les 2 chambres la destitution du chef de l'état paraît difficile, seule la démission du président qui plonge la France dans le "caca" me semble la solution.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:00

EDITO - Un crime du pouvoir socialiste
par Hervé Kempf sur Reporterre.net
lundi 27 octobre 2014

Le décès de Rémi Fraisse au Testet est le résultat d’un crime : celui des responsables socialistes qui ont piétiné la loi et la démocratie pour ne laisser d’autre issue que la violence.

Le drame qui s’est déroulé près d’une rivière où, voici quelques semaines, s’épanouissait une forêt vivante, n’est pas un accident. C’est un crime.
Nous n’affirmons pas ici qu’une grenade ou un autre projectile lancé par les forces de «l’ordre» a touché mortellement le jeune Rémi Fraisse. Les témoignages que nous publions incitent à le penser, mais nous attendons le résultat de l’autopsie et d’autres témoignages indiscutables pour déterminer notre conviction.
Nous affirmons que la mort de ce jeune homme résulte de l’obstination criminelle de hauts responsables qui ont, contre l’évidence et en piétinant l’esprit de la loi, conduit à une situation où la seule issue était la violence, une violence savamment entretenue par une police à qui l’on a lâché la bride.
Rappelons divers faits, amplement documentés par Reporterre et par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet :
- l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, SOUSRESERVE d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, celui-ci a rendu un avis nettement défavorable;
- les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement;
- les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées;
- le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser.
Par ailleurs, l’action de la police a été extrêmement violente depuis la fin août, outrepassant largement les nécessités de l’ordre public dans un Etat républicain. De nombreux témoignages attestent de cette violence souvent gratuite, à l’encontre d’opposants installés sur la Zad essentiellement non-violents. Plusieurs des opposants ont certes, à l’occasion, lors des affrontements de début septembre, lancé des projectiles et parfois des cocktails molotov contre les forces de police. Mais l’esprit dominant, aussi bien sur la Zad que parmi les collectifs, est à la non-violence, comme l’attestent reportages et témoignages. La répression provocante menés par gendarmes et CRS à l’encontre de manifestants ou d’occupants pacifiques ne pouvait que viser à susciter des réactions violentes - servant d’alibi à la répression - chez les opposants.
Et par ailleurs, on traitait par le mépris ceux qui, s’engageant pacifiquement, mais au péril de leur santé, ont fait plus de cinquante jours de la faim afin, simplement, d’obtenir... un débat.
L’obstination du président PS du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à mener les travaux quoi qu’il puisse en coûter, avec l’appui du préfet et du premier ministre Manuel Valls, est bien criminelle : elle a conduit à la mort d’un homme.
On sait la tactique suivi par les promoteurs de ce projet inutile et imposé : aller le plus vite possible pour réaliser le barrage. Ensuite, la justice pourrait bien juger de son illégalité, le barrage serait là, inamovible.
Ce mépris de la loi, de la démocratie, du droit des citoyens, a conduit au trépas d’un jeune homme, et c’est un crime.
Ses auteurs - M. Carcenac, M. Valls qui l’a soutenu, tous ceux qui se sont tus parmi les responsables politiques en situation de peser - portent aussi une terrible responsabilité historique : en continuant à se comporter ainsi, ils alimentent le dégoût de nos concitoyens et concitoyennes pour les pouvoirs politiques, ils encouragent la montée de l’extrême-droite, ils préparent des lendemains dramatiques à ces journées de deuil.
On peut revenir en démocratie. Laisser la vérité émerger sur les circonstances du décès de M. Fraisse. Suspendre durablement les travaux, le temps de réfléchir, de dialoguer, et d’étudier. Reprendre le contrôle de la police, en la rappelant à sa noble mission, qui est de protéger la République, donc la démocratie.
Les responsables du crime se grandiraient en prenant ce chemin.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:10

J'ai horreur d'être manipulé, ô je ne dis pas que cela ne m'arrive pas, mais autant que possible je suis vigilant, et en particulier lorsqu'il s'agit du prétendu réchauffement climatique qui, grâce à l'ONU, assure une carrière tranquille à quelques "experts".

Sur Le Monde.fr je lis ce titre : "Les outre-mer, premières victimes du changement climatique", mon dieu ce serait donc vrai, je me serais trompé, j'ouvre et je lis.
"Les îles souffrent dans leurs forêts, leurs mangroves, leurs zones d'agriculture traditionnelle. Vision catastrophique pour demain ? Non, les effets du changement climatique sont déjà bien présents, ont martelé les participants à la Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique qui s'est tenue en Guadeloupe du 22 au 24 octobre.
Ministres, élus locaux, gestionnaires de réserves naturelles, ONG, scientifiques, fonctionnaires au service de l'environnement : les représentants de ces 28 territoires rattachés plus ou moins étroitement aux métropoles de France, de Grande-Bretagne ou des Pays-Bas ne se sont pas retrouvés pour dresser un énième état des lieux. Ce travail-là, ils s'y sont déjà attelés ensemble lors d'une première rencontre des outre-mer européens à la Réunion, en 2008. Il s'agissait donc cette fois de déboucher sur une déclaration de politique commune, dite Message de Guadeloupe."

La France était représentée par la ministre de l'outre-mer, George Pau-Langevin et notre dame-écolo Ségolène Royal.
La première a souligné les "impacts du changement climatique", "l'accélération des sécheresses et des intempéries destructrices, comme le cyclone Gonzalo".
Depuis des lustres, tous ceux qui sont allés dans les Antilles en septembre ou en octobre racontent, qu'à défaut de sable blanc et de mer émeraude, ils ont été bloqués dans leur hôtel pendant 2 à 3 jours en attendant que le temps s'améliore, sans réduction sur le montant de leur séjour pourtant promis paradisiaque.

en fait , on a évoqué tout autre chose que le réchauffement climatique puisque ce dernier n'existe pas. Si on parle du mois de septembre le plus chaud depuis 1880, la température du globe n'a progressé que de 0,72 °C par rapport à la moyenne, et ce sont les océans qui sont responsables de cette augmentation.

En lisant l'article, on se rend compte qu'il n'y est point question de dérèglement cllimatique mais des conséquences des échanges commerciaux dues à la mondialisation et celles inhérentes à la culture intensive.
- Ainsii le poisson-lion, un prédateur vorace, originaire de l'océan indien, n'est pas venu en nageant dans les Caraïbes
- Si Tahiti se plaint de la prolifération de la fourmi de feu, qui s'attaque aux cheptels comme aux humains, son intrusion doit sans doute moins au changement atmosphérique qu'à la mondialisation des échanges.
- "les algues Sargasse qui se répandent sur le littoral martiniquais en ce moment sont endémiques. Mais depuis 2011, elles s'agrègent en radeaux de plusieurs kilomètres carré et plusieurs mètres d'épaisseur avant de s'échouer régulièrement sur les côtes des Antilles. Les engrais que l'Amazone charrie jusqu'à l'Atlantique nourrissent peut-être ces masses dérivantes qui arrivent à bloquer les bateaux dans les ports."
Là encore, on voit qu'il n'est pas question de réchauffement climatique, mais de la conséquence d'une agriculture incontrôlée ou d'un élevage intensif bien connu des bretons.

Alors après avoir exposé le contenu de cet article, jugez le sérieux de son intitulé :
Les outre-mer, premières victimes du changement climatique

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 15:14

On ne peut pas éviter l'actualité brulante avant que la petite entreprise socialiste explose par manque de réussite. D'après Manuel Valls les "réformistes" doivent se débarrasser des "passéistes" dont le nombre ne cesse de croître.

1) les "passéistes" au "surmoi marxistes".
La gauche "passéiste" au pouvoir a toujours mené des réformes emblématiques : les lois Auroux, la cinquième semaine de congés-payés, les 35 heures, la CMU...
Cherchant en vain la grande réforme sociale du quinquennat Hollande, ils réclament une réorientation d'une politique qui n'a obtenu aucun résultat en 30 mois.

2) les "réformistes pragmatiques".
Parmi eux, deux figures se détachent : Valls et Macron.
- Emmanuel Macron.
Avant sa nomination au ministère de l'économie, il avait déclaré à Médiapart : «L'idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu'il est (....) le temps est venu de se débarrasser de cette étoile morte».
Dans Le Monde de lundi, Jean-Marie Le Guen n'a pas écrit autre chose : «L'incapacité de la gauche à porter un projet de société moderne pousse les Français à se tourner vers la droite et, pire, vers le FN. Soyons honnêtes, le vieux logiciel socialiste n'attire plus."
Trois conclusions :
- être "réformiste", c'est réduire les droits sociaux au nom d'un soi-disant "pragmatisme moderne", pour cela on a la droite, un spécialiste en la matière,
- le PS va mourir, les "réformistes" ne pourront plus dire : "je suis socialiste" ou "je suis social-démocrate",
- Le Guen est un imbécile, il ne comprends pas que c'est la politique "réformiste" à laquelle il adhère qui pousse les électeurs vers le FN, apparaissant comme le moyen de se débarrasser des politiciens menteurs ou corrompus.

Si Le Guen a été pris la main dans le pot de confiture de la fraude, Macron n'est pas tout blanc.
Marianne raconte comment Macron a triché en cumulant un poste de fonctionnaire et un emploi dans le privé, une banque. Le code de Déontologie de la Fonction Publique stipule qu'il est impossible de quitter l'inspection des Finances pour partir dans le privé sans qu’un arrêté soit publié au Journal Officiel, ce qui n'a pas été fait.
Pour lire l'article complet sur marianne.net, le lien est en bas de page.

- Revenons à Valls, le candidat qui, lors de la primaire de 2011, a obtenu 180 000 voix sur 3 millions de votants !
"Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s'attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l'émancipation des individus.", [L'obs de cette semaine] Blablabla, Blablabla, Blablabla.....
Mercredi matin, cet homme qui prétend représenter la modernité a reçu la grand-croix de l'ordre national du Mérite des mains de François Hollande.
Ce soir, à 18 heures, la publication des chiffres du chômage nous permettra d'évaluer l'ampleur du mérite de Valls !
Va-t-on être capable de lui ôter sa médaille ?

Notre premier ministre "méritant" vraiment moderne et attaché à "l'émancipation des individus" apparaît sur une photo aux côtés de Zahia Dehar à la Foire internationale d'art contemporain, une ancienne prostituée devenue célèbre après une affaire de mœurs impliquant des joueurs de l'équipe de France de football mis en examen pour "recours à la prostitution de mineurs" !

Sans avoir consulté les militants sur une évolution du parti, l'hayatollah de Matignon, après avoir lancé une fatwa visant les frondeurs "passéistes", exige qu'on
ne dise plus "gauche socialiste" mais «gauche pragmatique, réformiste et républicaine." ». [L'Obs de cette semaine]

Après avoir provoqué une polémique il y a deux semaines sur l'indemnisation des chômeurs, dans L'Obs, Manuel Valls ouvre un nouveau front sur le contrat de travail :
«Le fonctionnement du marché du travail n'est pas satisfaisant car il ne crée pas assez d'emplois, il génère des inégalités importantes entre, d'une part, des salariés très protégés en CDI et, d'autre part, des salariés très précaires en CDD et en intérim».
Adoptant le constat» de certains économistes libéraux comme le récent Nobel, Jean Tirole, comme le demande également l'UMP et le MEDEF, le "réformiste libéral" de Matignon se déclare favorable au contrat de travail unique : «ce serait la fin du contrat de travail à durée indéterminée».
Quatre remarques :
- on supprimerait le CDI, contrat le plus favorable aux salariés, une régression de plus,
- disparition du CDI, naissance du salarié jetable, du salarié sans indemnités de licenciement,
- c'est pas la nature du contrat de travail qui inverse la courbe du chômage, c'est la croissance, c'est l'investissement, c'est l'emploi, peut-on être aussi hypocrite ?
- puisque les "réformistes pragmatiques" de la hollandie et l'UMP partagent les mêmes idées, pourquoi ne fusionnent-ils pas, naissance de l'UMPS ?

Pour conclure, d'après le magazine Challenge, Ségolène Royal aurait lâché cette petite phrase lourde de sens : "Le Premier ministre sait donner des coups de menton, mais il n'a pas de c*uilles" !

Pour lire l'article complet concernant Macron sur marianne.net :

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Published by JC Le Garrec - dans Valls Macron fin du PS fin du CDI
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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:53

La mode actuelle est de proposer un autre nom pour le parti qui vous nourrit, qui vous élit, Sarkozy ne veut plus de l'UMP, Marine Le Pen rêve de ne plus être assimilée au Front National créé par son père, et la dernière est que Valls veut changer le nom du parti socialiste en imaginant une "fédération progressiste" débarassée du "qualificatif socialiste" en regrétant "l'erreur" de ne pas avoir "tendu la main" à François Bayrou lors de la présidentielle de 2012. [L'Obs de cette semaine]
En 2007, puis en 2011, un pied à gauche l'autre à droite, Valls proposait déjà de changer le nom du PS, probablement gêné par le qualificatif socialiste, une insulte pour tous les militants qui ont donné leur temps à la rose tenue au poing.
De quel droit un premier ministre, issu d'un courant minoritaire au PS, s'arroge-t-il le droit de déclarer que Gérard Filoche ne "mérite pas d'être dans sa formation politique".
Que Valls ne s'inquiète pas, Gérard Filoche n'adhérera jamais au parti "réformiste" droite-compatible de Valls. A la différence de la quasi totalité des membres du pouvoir, ayant passé sa vie professionnelle à défendre les droits des salariés, M. Filoche connaît parfaitement le monde du travail, il sait que le mot "réformiste" signifie le détricotage du droit du travail, du modèle social français.

S'il veut sa "fédération progressiste" ? avec le centre, pourquoi ne quitte-t-il pas le PS pour créer son parti ? Alors qu'il ne représente pas grand chose au PS (moins de 5%) pourquoi veut-il le phagocyter ?

Dans une France au bord de la catastrophe, les Français attendent de Valls qu'il fasse son boulot, qu'il se consacre efficacement à mettre un terme à la progression du chômage (et sans truquage SVP !), qu'il lutte contre l'échec social, l'échec éducatif, l'échec familial,....
les Français se moquent du cgandement de nom du Ps, de la disparition du mot "socialiste" comme de leur première chemise !

Pour le PS, l'actuel premier ministre est un boulet, n'oublions pas qu'en 2007, ayant détecté sa compatibilité avec le libéralisme, Sarkozy avait contacté Manuel Valls pour entrer dans son gouvernement d'ouverture.

En outre, sa nomination à Matignon a ajouté de la crise à la crise gouvernementale, provoquant la déliquescence de la fragile majorité présidentielle, pouvoir "plombé" par des affaires de fraude, des affaires de "cul", une impuissance à résoudre les problèmes de la France profonde.

1) Cécile Duflot et les écolos ont quitté le gouvernement, depuis ils ne ménagent pas leurs critiques.
2) Le 2 juillet, François Hollande a mis fin aux fonctions de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, trop écolo dans une politique favorable aux entreprises.
3) Benoît Hamon, aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg ont été jetés du gouvernement pour être toujours fidèles aux idées de base du socialisme.
4) Dans le JDD du 19/10, Martine Aubry défie l'exécutif, demandant «qu'on réoriente la politique économique». Dans une longue contribution aux états généraux du PS intitulée «Pour réussir» (visible sur internet) elle assassine un peu plus la politique menée par Hollande.
5) Lors du vote du budget, 40 députés socialistes se sont abstenu, un record !
Parmi eux Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Delphine Batho, ce qui a provoqué l'ire de Valls et de Cambadélis le premier secrétaire du PS non élu par les militants.
Pour Benoît Hamon, la politique de l'exécutif "menace la République", faisant comprendre qu'elle est à l'origine de la montée du FN.
6) mercredi 22 octobre, Martine Aubry a expliqué aux députés "frondeurs" : "J'avais raison, Hollande est un incapable. Il a tout raté : le chômage, il n'a pas réussi à le faire baisser, et la croissance n'est pas au rendez-vous. Tout va de travers.".
7) Le PRG, un parti qui peut réunir son assemblée générale dans une cabine téléphonique, le dernier allié du pouvoir, a menacé de quitter le gouvernement si..... et Hollande acédé, sa réforme territoriale qui avait la qualité de la simplicité devient une usine-à-gaz, les départements ne disparaîtront pas, 50 seront préservés pour faire plaisir au PRG !
Voilà encore une preuve d'un manque de vision à long terme, un manque d'autorité.

Montrez vos muscles, manifestez, usez du chantage, et le pouvoir plie, de quoi donner des idées aux salariés, aux retraités !

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 16:05

couac (onomatopée) nom masculin
1. Son faux et discordant produit par la voix ou par un instrument de musique.
2. Familier. Acte ou propos qui révèlent un manquement à la cohésion générale ou à l'unité d'un groupe ; fausse note.

A cette définition du dictionnaire, j'ajoute "fausse note découlant d'un manque d'autorité ou à une indécision endémique (amateurisme)".

Le dernier couac date du 18 sept 2014, il est signé François Hollande qui ne ménage pas ses efforts pour essayer d'avoir une stature internationale puisqu'en France 85% des sondés le jugent médiocre : "Il y a parfois des bonnes nouvelles, comme celle de la libération des jeunes filles qui avaient été enlevées, et qui ont été enfin libérées" [FH le 17 octobre]
Rétropédalage car les autorités nigérianes n'ont pas parlé de libération mais d'un accord sur cette libération avec Boco Aram !

Si les couacs ont fleuri pendant les 2 premières années, ce n'est pas l'arrivée de Valls à Matignon qui a mis un terme à la chie-en-lit !
Pour Emmanuel Macron, de nombreuses femmes employées de l'abattoir Gad sont des "illettrées";
Le même a évoqué l'absence de "tabous" concernant l'assurance-chômage.
Pour François Rexamen, ministre du chômage, les tabous n'existent pas : renforcement du contrôle des chômeurs, puis retrait d'une interview au magazine bourguignon Le Miroir dans laquelle il affichait sa "vision libérale de l'économie";
Valls a dû recadrer Ségolène Royal lorsqu'elle a suggéré la gratuité des autoroutes le week-end
ça gesticule "grave" au gouvernement avec un seul mot d'ordre : “fin des tabous”, Contrat de travail, ouverture des magasins le dimanche, départ à la retraite repoussé à 65 ans, allocations chômage, professions réglementées......

Le "briseur de tabous", Emmanuel Macron, souhaite pousser le bouchon plus loin, encore plus loin, au-delà de la frontière que s'était fixée la droite libérale.
Avec l'assentiment d'Hollande, il propose de vendre au privé les "bijoux" de la république, notre bien commun, en cédant cinq à dix milliards d'euros d'actifs dans les mois qui restent au quinquénat du président mou.
Que les participations de l'état dans Orange ou Renault soient cédées n'a guère d'importance stratégique, dans ces domaines la concurrence existe, et pour le consommateur la concurrence est la condition de la guerre des prix, regardez Free.
Il n'en est pas de même pour GDF-Suez et EDF, l'état doit garder la main sur l'énergie, garantir des prix réglementés, éviter autant que possible que se chauffer et s'éclairer remplisse les poches des actionnaires.
Mais le trio libéral Hollande/Valls/Macron veut aller encore plus avant, il envisage de privatiser le réseau RTE, les fils qui amènent l'électricité chez vous, et GRTgaz, le gestionnaire de transport de gaz, pour eux la concurrence n'existe pas, mais le droit de couper le service est bien réel. Or ces infrastructures nous appartiennent, nous les avons payé par nos impôts.
Ces entreprises constituent un monopole physique, un élément indispensable pour tout le pays, assurant à la fois sa sécurité et l'égalité des territoires.

Quand la Cour des comptes et l'Autorité de la concurrence démontrent, dans plusieurs rapports successifs, l'erreur commise avec la privatisation des autoroutes, le gouvernement n'en a tiré aucune leçon et s'apprête à céder des infrastructures tout aussi stratégiques pour l'énergie, des actifs qui intéressent la finance, des poules aux œufs d’or, à la fin le consommateur paiera.

Alors à bas les tabous, vive lelibéralisme, et que vive le privé et les dividendes !
Martine Aubry a eu raison de souligner la gestion uniquement comptable du gouvernementet son manque de projection dans lavenir.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 11:10

Après le déjeuner, lorsque le temps le permet, ce fut souvent le cas cette année, je rejoins ma chaise-longue dans le jardin pour fumer un havane, un vrai en provenance directe de Cuba. Autrefois, on plaisantait en affirmant que ces cigares étaient roulés entre les cuisses ou sous les aisselles des cubaines bronzées, mais aujourd'hui l'artisanat a fait place à l'industrie pour satisfaire la demande internationale.

Le mois de septembre et les premiers jours d'octobre ont été exceptionnellement cléments excepté autour de la Méditérranée. J'ai récolté ma dernière tomate le 6 octobre, ce qui est exceptionnel dans notre Picardie, en général, après le 15 août c'est foutu !

alors les alarmistes du GIEC et le ministère de l'écologie "en péril", en prévision de Paris-climat-2015, ne vont pas manquer de souligner le "réchauffement climatique dû aux activités humaines" et la réalité du "dérèglement climatique" qui conduit l'humanité à sa perte.

L'année prochaine aurai-je des tomates à Noël ?
Il ne faut pas rêver et surtout ne pas confondre climat et météo.
Je ne suis pas ingénieur-météo, mais le temps qu'il fait et celui qui va faire m'ont toujours intéressé, depuis 10 ans j'ai ma petite station météo et des relevés sur mon ordinateur. Je sais que dans nos régions dites tempérées la météo est conditionnée par les échanges pôle-équateur, suivant la position des anticyclones ou des dépressions générées par des "gouttes froides", la France est soumise à une descente d'air polaire ou à une remontée d'air provenant d'Afrique.
En France, nous connaissons le second scénario, par contre, Moscou connaît ses premières chutes de neige, à l'ouest un couloir pour la montée d'air tropical, à l'est un couloir pour la descente d'air polaire. Rien ne prouve qu'il en sera de même en 2015, les soi-disant climatologues du GIEC n'en savent rien.
Lacher une bille une fois, dix fois, cent fois, elle tombera toujours suivant la verticale du lieu, c'est la lois de la gravitation universelle, par contre affirmez que le climat se réchauffe ou qu'on assiste à un dérèglement climatique est une arnaque, la prévision climatique relève de l'observation du marc de café.
Au Moyen-Age, autour de l'an 1000 l'Europe a connu un climat très chaud, à cette époque le pétrole accusé du réchauffement climatique n'était pas connu, alors qu'en déduire ?
Par la suite, en gros entre 1300 et 1800, l'Europe et l'Amérique du Nord ont connu le "petit âge glaciaire", un drame pour l'agriculture,.

Alors les "réchauffistes", un peu de retenue !

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Published by JC Le Garrec - dans météo climat GIEC
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 11:04

La politique menée par Hollande crée un "dérèglement fiscal". Alors que les ménages supportent un matraquage fiscal insupportable (moins "riches" en 2014 qu'en 2012 !), grâce au Crédit d'Impôt Compétitivité-Emploi (CICE), cette

brillante invention d'Hollande, et quelques règles fiscales favorables aux entreprises, le CAC40 reçoit des chèques sans créer d'emplois (ce qui justifie le "coup de gueule" de Martine Aubry paru dans le JDD d'aujourd'hui).
Voici un article paru dans Le Parisien du 17 octobre qui doit vous faire réagir vous les (vaches-à-lait" de la politique menée par Hollande !

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Total : pas un centime d'impôt, mais un chèque du fisc de 80 M€
Le groupe pétrolier Total estime que s’il ne paie pas l’impôt sur les sociétés, il se rattrape en versant 1 Md€ chaque année au titre des cotisations sociales. | (LP/Humberto de Oliveira.)
Et si, dans trois ans, le Trésor public signait un chèque d'environ 80 M€ à Total ? Puis un second de 85 M€ en 2018 ? Le géant pétrolier français — régulièrement accusé de ne pas payer assez d'impôt en France — a beau réaliser des

bénéfices colossaux (5,4 Mds€ de dividendes distribués en 2013), le scénario n'a rien d'improbable.

Non à cause d'une faille juridique ou d'un schéma sophistiqué d'optimisation fiscale, mais simplement par le jeu tout à fait légal du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et du crédit d'impôt recherche (CIR).

En 2013, Total a en effet obtenu 19 M€ de droits à déduction d'impôt au titre du CICE et 60 M€ au titre du CIR. Des créances reportables sur l'impôt sur les sociétés des trois exercices suivants.

Un changement du mode de calcul du CICE avantageux

Sauf que... depuis deux ans, le géant pétrolier réalise des pertes dans l'Hexagone sur ses activités de raffinage et d'exploitation des stations-service (voir ci-contre). Total n'a donc pas payé l'impôt sur les sociétés

en 2012 et 2013. Si le géant reste déficitaire en France au cours des trois prochaines années, il ne pourra donc pas récupérer sa créance de CICE-CIR pour l'année 2013. Un cas de figure prévu par la loi, laquelle stipule que les

droits à déduction d'impôt sont alors directement « remboursables ».

En clair : l'administration fiscale lui fera un chèque de 80 M€. A l'heure de la chasse aux économies, cela fait grincer quelques dents. Et ce n'est pas tout... En 2014, le mode de calcul du CICE a changé, passant de 3 % à 6 % de la

masse salariale (hors salaires supérieurs à 2,5 fois le smic). Ainsi, ce n'est plus 19 M€ de droits à déduction d'impôt que Total obtiendra mais... entre 25 et 29 M€.

« Il s'agit d'un dispositif de droit commun », insiste-t-on chez Total en rappelant avec un brin de malice les propos de Christophe de Margerie, le PDG, qui « rêve » de payer plus d'impôts en France -- sous entendu d'y réaliser à

nouveau des bénéfices. Le groupe fait aussi valoir qu'il ne se dérobe pas aux taxes dans les pays où il gagne de l'argent et qu'il a payé 11,1 Mds€ d'impôt dans le monde en 2013 (dont plus de 50 % en Afrique).

« Ces 19 M€ du CICE, ce n'est pas ça qui va déterminer notre politique d'embauche, souligne par ailleurs un responsable. ll faut les rapporter à notre masse salariale de 2,9 Mds€ en France. » En effet, si le pétrolier n'a pas payé

d'impôt en France en 2012 et 2013, sa contribution indirecte reste majeure. Total verse chaque année plus de 1 Md€ au titre des cotisations sociales. Et ses salariés français acquittent l'impôt sur le revenu. En France, une douzaine

de cadres dirigeants du groupe sont concernés par la tranche d'imposition à 75 %.

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Published by JC Le Garrec - dans CICE Total Hollande inadmissible
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:54

Les chiffres que le gouvernement et les médias martèlent chaque jour, chaque semaine, chaque mois sont destinés à masquer l'impuissance du pouvoir à prendre les mesures efficaces, à justifier des mesures qui frappent toujours les mêmes catégories de ménage.
- 2 000 milliards de dette,
- un déficit budgétaire qui devrait s'établir autour de 87 milliards d'euros en 2014 (3 milliards de plus que prévu, soit plus de 4% du PIB), prévision qui résulte notamment de la baisse des rentrées fiscales.

Alors que fait Hollande pour cette France qu'il dépeint si pauvre ?
1) il bloque les salaires des fonctionnaires, gèle la revalorisation des retraites,
2) il crée de nouvelles taxes, augmente celles qui existent comme les taxes surr le diesel,
3) il stigmatise les chômeurs, ceux que sa politique d'austérité génère,
4) il augmente la pression fiscale en particulier celle qui pèse sur les classes moyennes,
5) il modifie l'attribution des allocations familiales
etc, etc

Et pourtant la France est riche, très riche !

1) En 2013, la France était le troisième pays le plus riche en millionnaires dans le monde !
La France est riche et le capitalisme s’y porte bien. Le pays compte plus de millionnaires que n'importe quel pays européen, selon l'étude annuelle de la banque hélvétique Crédit suisse sur l'état des richesses dans le monde, étude publiée le 9 octobre 2013.

2) Selon un rapport publié en 2013, la fraude au carrousel de TVA des entreprises est estimée à 32 milliards d'euros. Elle consiste à importer un produit, le revendre à une entreprise complice et récupérer la TVA alors que celle-ci la déduit dans sa déclaration d'impôts, et disparaître sans reverser au fisc la TVA collectée.

3) 60 à 80 milliards d'euros. C'est le montant de la perte fiscale que coûte chaque année la fraude, soit une bonne partie de notre déficit public, évasion, optimisation fiscale, merci les entreprises !

4) En 2013, 120 milliards d'euros sont allés dans les poches des actionnaires, soit plus 30 % en un an.

5) Une opération juteuse :
Bradé au privé par le gouvernement de Villepin en 2006 pour un montant total de 14,8?milliards d'euros, sans concurrence, le réseau autoroutier est aujourd’hui quasi intégralement aux mains de trois géants du BTP, les groupes Vinci, Eiffage et le consortium espagnol Abertis, qui se sont partagé, en 2013, près de 9?milliards d'euros de chiffre d'affaires et ont reversé, entre 2006 et2013, 14,9 milliards d'euros de dividendes.

6) chaque année, les entreprises bénéficient de 220 milliards d'exonérations de toutes sortes de charges, soi-disant pour favoriser l'emploi».

Comme on le voit, la France est riche, très riche grâce au travail des salariés, mais l'argent a choisi ses poches. Aditionnez tous les euros énumérés ci-dessus et vous comprendrez que l'austérité qui pèse sur les ménages n'a aucune légitimité, mais le pouvoir s'en moque, il a choisi de taper sur les classes moyennes et sur les automobilistes, les éternels vaches-à-lait.

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