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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 19:09

Les dividendes distribués en 2006, supérieurs à la croissance ?
39 des 40 sociétés cotées au CAC 40 ont réalisé quelque 100 milliards d'Euros de bénéfice net d'impôts en 2006, en progression de 10% sur 2005 et de 500% sur 2002 (20 milliards d'Euros).
En 2006, la distribution de dividendes aux actionnaires a augmenté plus vite encore : +30%, pour un montant d'environ 40 milliards d'Euros.
Le tout, dans un contexte  où la croissance plafonne, selon les chiffres officiels, à 2%. Si le PIB français est d'environ 1760 Milliards d'Euros, son augmentation annuelle est de l'ordre de 35 milliards d'Euros par an.
On voit donc, qu'en théorie, le montant des dividendes versés par les 40 plus grandes entreprises françaises à leurs actionnaires est supérieure, en valeur, à la croissance française. En poussant le raisonnement, on pourrait même prétendre que la France, hors actionnaires, s'est appauvrie en 2006.
La rémunération du capital est aujourd'hui déconnectée de la création réelle de richesses. Un exemple, donné aujourd'hui par Libération :
 “Les entreprises en difficulté se font même un devoir de mieux rémunérer les actionnaires. Renault par exemple a vu son résultat baisser de 15 %, son dividende augmentera pourtant de 29 %.“.
On ne peut se retenir de penser que la croissance est aujourd'hui réalisée, non dans l'intérêt partagé de tous, mais au seul profit des actionnaires, c'est-à-dire principalement des fonds de pensions anglo-saxons (fin 2005, les non-résidents détenaient 46 % des actions à la Bourse de Paris), des caisses de retraites, des organismes financiers, banques et compagnies d'assurances.

Cette situation peut elle encore durer ?
A quand la fin du partage des richesses qui privilégie, de façon scandaleuse, la rémunération du capital au détriment de celle du travail ?

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Published by quintinus
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