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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 17:05
TITRE :  La Cour des comptes épingle la politique sanitaire contre l'alcoolisme 
PARIS, 8 février 2007 (APM) - La Cour des comptes déplore la faiblesse de la politique sanitaire contre l'alcoolisme qui demeure peu efficace, dans son rapport annuel rendu public jeudi.
Suite à son rapport 2003 dans lequel la Cour des comptes avait relevé "l'insuffisante mobilisation" des pouvoirs publics pour lutter contre l'alcoolisme, une enquête a été menée en 2006 pour en connaître l'impact et les suites données aux observations.
"Trois ans après que la Cour ait relevé les hésitations et incertitudes entourant les choix stratégiques en matière de lutte contre l'alcoolisme, le constat reste pour l'essentiel inchangé", constate la Cour dans son rapport 2007.
Elle souligne que la place de l'alcool dans la lutte contre les addictions ne fait toujours pas l'objet d'un consensus.
Si les objectifs et les seuils de consommation à risque ont été "partiellement mis en cohérence", les financements dédiés à la lutte contre l'alcoolisme demeurent "dispersés" et la coordination des acteurs, au niveau local et national, reste "insuffisante" pour garantir l'efficacité de cette politique.
La Cour estime que "le poids économique" du secteur viticole entre "toujours en opposition" avec les impératifs de santé publique.
"A l'exception de la politique de sécurité routière, les principaux leviers pour diminuer la consommation d'alcool n'ont pas été pleinement mobilisés par l'Etat", affirme la Cour des comptes.
Elle estime que la législation a été peu renforcée et déplore que la fiscalité n'ait pas été utilisée pour "peser de manière plus active sur la consommation".
Concernant les mesures engagées depuis la parution du rapport en 2003, comme la mise en place du Conseil de modération et de prévention, la Cour des comptes se montre aussi très critique.
"Loin de renforcer la cohérence de l'action publique, [ce conseil de la modération] symboliserait plutôt une forme de compromis peu favorable à la réalisation des objectifs ambitieux de réduction de la consommation d'alcool que les pouvoirs publics se sont fixés", estiment les magistrats.
Dans sa réponse, le ministère de la santé indique qu'il a cherché à simplifier le dispositif de financement en faisant adopter, dans la loi de finances 2007, la réintégration des crédits dédiés au tabac, à l'alcool et aux autres pratiques à risques dans le programme de santé publique et prévention (SPP).
Il rappelle qu'il a mis en place une nouvelle taxe "prémix" (mélange alcool et soda sucré) pour lutter contre le développement de ce type de boissons, mais reconnaît qu'elle est actuellement détournée. Une réflexion sur ce sujet est en cours au sein des ministères chargés des finances et de la santé.

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Published by quintinus
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