Bonjour à toutes & à tous,
Il y a environ 35 ans, j'ai eu l'occasion de faire un voyage en Inde avec des camarades, dans une " estafette " Renault que nous avions anénagée. Al'époque en poste à Auxerre, ent leur rendant visite à mes anciens collègues dijonais, j'ai appris qu'ils projetaient un voyage de 2 mois en Inde pour participer à un pélérinage à Srinagar au Cashemire, il restait une place, j'en ai profité. Démarches médicales ( vaccins obligatoires ), démarches administratives ( passeport et visas ), j'étais prêt pour le départ, dès le soir des grandes vacances. Italie, Yougoslavie, Bulgarie, Turquie, liran, puis l'Afghanistan où j'ai vu les premières " onbres bleues " qui frôlaient les murs, les femmes habillées de " burqa ", ce vêtements bleus qui couvre le corps de la tête aux pieds avec un grillage masquant les yeux. Ce voile est un vêtement traditionnel des tribus " patchounes " qui vivent en Afghanistan et au nord du Pakistan, la burqa n'est pas un vêtement de l'islam.
C'est pourquoi le débat actuel sur ce vêtement, improprement appelé burqa, qui masque tout le corps des femmes ne peut être attribué à la manifestation de l'appartenance à une religion.
Le vêtement qui pose problème est appelé " mikab ", c'est un voile noir qui couvre le corps des femmes de la tête aux pieds. Si le foulard appartient à l'islam car il fait l'objet de discussion
au sein des théologiens depuis 14 siècles, le " nikab " est apparu il y a environ 70 ans avec l'émergence de groupuscule comme les Salafistes, issus d'Arabie Saoudite.
Si le foulard est religieux, le " nikab " est le signe de l'appartenance à un groupuscule sectaire, il ne fait pas partie de l'islam, ni de son histoire ni de ses textes.
Ceux qui préconisent le port de ce voile agissent comme dans les sectes en profitant de l'ignorance des femmes, en général des jeunes, en leur faisant croire qu'elles font partie d'un " groupe
purifié ". Comme dans les sectes, le discours a pour but de restructurer la personnalité des faibles femmes pour les " exclure " du monde qui les entoure en instaurant une " frontière
infranchissable de voile noir.
[ religion : vient du latin qui signifie relier, le nikab est au contraire une auto-exclusion ]
C'est pourquoi le traitement de ce problème relève plutôt de la lutte contre les sectes et ne doit pas intégrer le religieux, le port du nikab est interdit dans certains pays musulmans.
Le discours sectaires de ces intégristes, présents en France, Lyon, Marseille, Les Murots, ... a pour but de dissoudre la personnalité des jeunes femmes en les dématiéralisant,en leur faisant
croire qu'elles appartiennent à un groupe supérieur, qu'elles sont même supérieures aux autres musulmans.
Sous son nikab, la femme ne pense plus, elle détient la vérité, la pureté, ... elle est persuadée de faire partie d'une caste supérieure.
Les droits de l'homme garantissent la liberté de penser, celle de pratiquer la religion de son choix, mais le nikab n'a rien à voir avec la religion. Ceux qui imposent le port de ce ce voile ou celles qui souhaitent le porter par ignorance ou par endoctrinement, souhaitent que le débat porte sur le domaine du religieux pour exacerber les tensions, mais rappelons qu'en France, depuis la semaine dernière, il est interdit de masquer son visage comme dans de nombreux pays européens, c'est sur ce point que doit porter une éventuelle loi.