Je repense à la vie de nos parents il y a 50 ans, la vie était dure, la fin de la guerre n'était pas si loin.
Le boulanger était un professionnel consciencieux qui se levait à 3 heures pour préparer sa pâte normalement pétrie suivant des règles ancestrales. Tous ses produits provenaient du même pétrin,
il n'y avait que la forme qui variait : pin, baguette, ficelle, ...
Qu'en est-il aujourd'hui ?
La baguette ordinaire à 0,8 euro ( plus de 5 francs ) est insipide malgré les additifs chimiques, n'est " acceptable " qu'immédiatement après sa cuisson, elle ne se garde pas 24 heures. Pour
avoir quelque chose qui ressemble au pain d'antan il faut mettre plus de 1 euro.
A l'épicerie de quartier, on trouvait de tout du savon aux primeurs, ces derniers provenaient de la région ou de la France au grand maximum, ils ne savaient pas ce qu'étaient les pesticides ou
les poisons de ce genre. Finalement, tout un chacun mangeait " bio " !
Aujourd'hui, pour manger " bio ", il faut payer ou tout simplement trouver.
Les poules étaient nourries au grain, elles courraient dans l'espace qui leur était réservé, les lapins connaissaient l'herbe dès que le printemps arrivait, le poisson était la nourriture du
pauvre, le porc avait le goût de noisette que seuls ceux qui élèvent et consomment des porcs " protégés connaissent aujourd'hui.
Le ramassage des ordures ménagères ne se faisait qu'une fois par semaine, nos poubelles n'étaient pas encombrées par ces emballages " plastique " imposés par la grande distribution, par ces " verres " perdus, ...
Mais où est le progrès ?
Certes on trouve des produits " pas chers ", des pâtes que je ne donnerais même pas à mon Labrador, des steaks riches en matière grasse, des conserves pour les quelles la boîte représente la
seule vraie valeur marchande.
Si vous êtes privilégiés, pas de problème, il y a des produits convenables, ou à peu près convenables, sinon vous êtes condamné au sur-poids. A Saint-Quentin, l'obésité ou le sur-poids est un
problème qui touche les foyers en difficulté.
Prenons un exemple simple, celui d'une soupe Knorr déshydratée, " Secrets de Grand-Mère Poireaux, Oignons, Croûtons ", la solution simple et pas chère pour les paresseux.
Le paquet relate le secret de Mamy Knorr :
"Le véritable secret de Grand-Mère, c'est qu'elle savait me faire aimer les légumes! Elle me préparait souvent une recette que j'adorais: elle choisissait ses plus beaux poireaux et elle les
faisait cuire avec des oignons bien parfumés. Elle laissait toujours des petits morceaux de poireau pour faire joli. Juste avant de servir la soupe, elle ajoutait rien que pour moi des petits
croûtons grillés… mmmh, merci Grand-Mère!"
La composition, obligatoire, est édifiante :
- légumes 18 %, alors les 82 % qui restent, c'est quoi ?
- Amidon, Sucres, Maltodextrine, Glutamate;
- des rehausseurs de goût, Inosinate, Guanylate de sodium;
- du E 101, de la vitamine ( riboflavine, vitamine B2 ), colorant jaune, certainement pour masquer la pauvreté en légumes;
- des huiles végétales de nature et d'origine non spécifiées, riches en omega 3 ou en omega 6, " grand mère Knorr " en garde le secret.
Cette association de composés produits par l'industrie chimique se vend bien, c'est pratique et vite préparé !
Alors où est le progrès ?
Un poireau, 2 pommes de terre, un gros oignon, de l'eau, du sel, de " l'huile de coude ", ça ne coûte pas bien cher, et c'est tellement plus sain !
Même avec les résidus de pesticides .....