Les Grecs ne doivent pas céder ! Dans un pays souverain, une démocratie, n'est-il pas très logique que ce soit le peuple grec qui décide de ce qu'il est prêt à accepter ?
Si la France a peur de donner la parole au peuple depuis l'échec de 2005 (55% de non au référendum sur le traité européen, une claque pour Hollande !), le26 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a donné au monde une leçon de démocratie en annonçant la tenue d'un référendum portant sur l'acceptation ou non, par le gouvernement grec, de l'offre finale très peu satisfaisante de ses créanciers.
Décidés à torpiller un gouvernement de gauche anti-austérité, les créanciers ayant manifestement l'intention de piller ce qui reste de l'économie grecque, Tsipras ne pouvait que difficilement accepter leurs conditions. Ecraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules qui ont pillé le pays depuis des décennies.
Si Hollande et Sapin jouent aux faux-culs, attitude dans laquelle ils excellent, il est évident que la dette pour une grande part illégitime ne sera jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs), DSK l'a compris.
Au 1er trimestre 2015, la France d'Hollande a alourdi sa dette de 51,6 milliards d'euros, un record !
Depuis l'élection de Tsipras, en janvier, la stratégie de la Troïka, composée par le FMI, la Banque centrale et la Commission européenne, est de resserrer un noeud coulant autour du nouveau gouvernement. A chaque fois que celui-ci fait un pas, ce n'est jamais assez et on met en avant de nouvelles exigences.
On voit en France les résultats de la politique imposée par la banque centrale européenne, la commission, le FMI : chômage de masse, bloquage des salaires des fonctionnaires et des retraites, augmentation de la dette,.....
Après les 5 années d'austérité imposées par les gouvernements précédents, social-démocrate et de droite libérale, soumis au diktats de Bruxelles, la situation du peuple grec est pire, la population est mise en danger. Comment vivre avec moins de 300 euros par mois, niveau des pensions souhaité par Merkel, Juncker et Lagarde ?
En Grèce, le taux de pauvreté est de 26%, un jeune sur deux est au chômage.
En janvier 2012, Hollande rêvé en s'instaurant "adversaire de la finance", il en rêvait (ou nous mentait), Alexis Tsipras l'a fait soutenu par son peuple humilié par tant de sacrifices imposés.
Quelle est la vision de l'Europe à laquelle aspirent tous les peuples, ou y aspiraient avant de s'en détourner : est-ce un libre marché où les multinationales et les banques règnent en maîtres absolus, ou un espace politique, démocratique et social, un modèle social et écologique souhaité pour eux-mêmes, leurs enfants et leurs petits enfants ?
Contrairement à tous ses engagements de départ, notre propre gouvernement a accepté les diktats des Traités. Il s'aligne sur Angela Merkel pour demander à Alexis Tsipras de céder.
Avec le référendum, Tsipras a fait un coup pour obliger la troïka a reprendre les négociations. Il devrait s'assurer les conseils du "dieu" de l'économie : DSK, l'anti-Hollande !
Voici un extrait du discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras :
"La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques."
Nous devons tous être grecs !
ARCHIMEDE DULEVIER 02/07/2015 09:15
jc Le Garrec 03/07/2015 10:09
ARCHIMEDE DULEVIER 01/07/2015 12:05
jc Le Garrec 02/07/2015 08:50